Le marché de l’immobilier professionnel reste grippé, mais Westone n’a pas levé le pied. En six mois, la société a engagé plus de 16 millions d’euros, à travers deux opérations regroupant chacune trois à quatre acquisitions. Au total, sept à huit immeubles, pour des volumes unitaires autour de 2 millions d’euros.
Un rythme qui tranche avec la faiblesse des transactions depuis 2023. Après la remontée brutale des taux, passés en quelques mois de niveaux proches de zéro à plus de 3 %, les propriétaires ont longtemps préféré attendre plutôt que vendre à prix cassé. Pour Westone, cette période n’est pourtant pas synonyme d’attentisme. « Tout marché un peu chahuté est une fenêtre d’opportunité pour ceux qui ont la capacité d’acheter », estime Vincent Turbin. De retour à Rennes après dix ans dans l’investissement et la gestion immobilière à Paris, le nouveau directeur des investissements entend profiter de cette configuration.
On n’a pas une enveloppe à déployer. On identifie des opportunités
La méthode résume la stratégie. Pas question de remplir mécaniquement un objectif d’investissement : Westone sélectionne les actifs, les analyse et les structure avant de les présenter à ses investisseurs. Dans un marché où les prix restent difficiles à lire, cette discipline permet aussi de ne pas forcer les acquisitions.
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