Promulgation de la Loi de programmation militaire actualisée (2024 à 2030)

Le 16 août, la loi actualisant la programmation militaire a été promulguée avec 36 milliards d’euros supplémentaires pour les années 2026-2030. Selon le ministère des Armées et des Anciens combattants, elle permettra l’accélération de l’effort de réarmement de la France. Avec près de 16 000 emplois industriels au sein de 200 PME, ETI et grands groupes, le Bretagne devrait pouvoir en tirer de grands bénéfices.

Eric Lombard, ancien ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique s’adresse aux industriels de l’armement français en mars 2025 à Bercy

Eric Lombard, ancien ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique s’adresse aux industriels de l’armement français en mars 2025 à Bercy ©DR

« Depuis l’adoption de la loi de programmation militaire (LPM) du 1er août 2023, le contexte stratégique a considérablement évolué. Emmanuel Macron, président de la République et chef des Armées, en a tiré les conséquences au moment de la publication de la Revue nationale stratégique, concomitante de son discours aux Armées prononcé le 13 juillet 2025 », explique Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants qui a présenté et porté au Parlement l’actualisation de la LPM.

À LIRE DANS 7 JOURS : ENTRETIEN. Jean-Michel Jacques : « La révision annuelle de la Loi de programmation militaire est indispensable »

L’actualisation de la LPM devrait permettre de densifier l’effort de réarmement, en priorisant « les capacités opérationnelles telles que les munitions, les drones, la guerre électronique, la préparation opérationnelle, la défense sol-air et l’espace ». La loi d’actualisation permet également de mobiliser plus facilement tous les acteurs économiques et notamment les entreprises. Le terme d’économie de guerre utilisé par le passé par le président de la République se concrétise : la loi étend notamment la possibilité de contraindre les entreprises à constituer des stocks afin de garantir l’approvisionnement des forces armées et des formations rattachées en matériels de guerre et en équipements nécessaires au soutien logistique, énergétique et sanitaire. Le ministère des Armées aura dorénavant la possibilité de prioriser des commandes ou des prestations de service en vue d’accomplir ses missions.

À LIRE AUSSI : Réarmement : la Bretagne abonde pour la filière défense

La loi crée également le régime de l’état d’alerte de sécurité nationale, activable sur tout ou partie du territoire national par décret en conseil des ministres en cas de menace grave et actuelle. D’autre part, la loi renforce les mesures préventives pour lutter contre la divulgation d’informations stratégiques et transforme la journée de défense et citoyenneté en journée de mobilisation.

L’effort budgétaire permet une montée en puissance de la base industrielle et technologique de défense nationale grâce aux commandes passées par le ministère pour équiper ses forces ainsi que d’investissements en recherche et développement. « Cette loi, crédible dans sa trajectoire budgétaire, cohérente dans ses choix capacitaires, place la souveraineté au cœur de notre réarmement. Face à la menace, les armées sont prêtes », se félicite Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants.

Inscription à la newsletter

Notre dernier magazine

Lire nos magazines