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LibertéWatts, la start-up rennaise qui valorise l’électricité que vous ne consommez pas

Lancée à Rennes fin 2024, la start-up LibertéWatts a déjà convaincu plus de 55 000 foyers et contractualise désormais avec RTE, le gestionnaire national du réseau électrique. Grâce à 20 000 utilisateurs actifs capables de réduire leur consommation sur demande, l’entreprise atteint 2 mégawatts d’effacement. Son modèle repose sur une redistribution directe des revenus issus du réseau aux particuliers. LibertéWatts vise 250 000 € de chiffre d’affaires en 2026 et plus d’un million d’euros en 2027.

Guillaume Faure a créé LibertéWatts en 2024.

Guillaume Faure a créé LibertéWatts en 2024. ©7Jours/Rolland

C’est dans un contexte de crise énergétique, en 2022, que Guillaume Faure découvre le mécanisme d’« effacement » chez Enedis. En pleine tension sur le parc nucléaire, les industriels acceptent, contre rémunération, de suspendre leur activité pour soulager le réseau. « Je ne comprenais pas pourquoi les particuliers n’étaient pas concernés par ce type de dispositif, alors qu’ils subissaient toutes les injonctions à la sobriété sans contrepartie », raconte le fondateur. Une idée germe alors et Guillaume Faure imagine une application gratuite, connectée au compteur Linky, qui inciterait les foyers à réduire leur consommation lors des pics d’usage. En décembre 2024, LibertéWatts voit ainsi le jour.

Un seuil réglementaire qui change tout

L’hiver 2025 agit comme déclencheur grâce à une médiatisation inespérée issue des JT de TF1, France 2 et M6. L’application dépasse alors les 10 000 utilisateurs actifs, seuil minimum requis pour contractualiser avec RTE, le gestionnaire national du réseau de transport d’électricité, et devenir un véritable acteur du marché. « Nous parlons d’un mégawatt effaçable, soit l’équi