Pour Artefacto, la liquidation de la société historique, prononcée le 27 juillet 2026 par le tribunal de commerce, ne signifie pas la disparition de l’activité. Celle-ci se poursuit sous une nouvelle bannière : Invelon France, détenue intégralement par Invelon Technologies SL, dont le siège se trouve à Lleida, en Catalogne.
Créé en 1998 par Valérie Cottereau, architecte de formation, Artefacto s’est spécialisée dans la réalité augmentée, la réalité virtuelle et dans la visualisation 3D, notamment pour l’architecture, l’immobilier, l’industrie et la formation. Une spécialisation qui n’a toutefois pas suffi à éviter le ralentissement : le chiffre d’affaires est passé de 7,8 millions d’euros en 2024 à 6,6 millions d’euros en 2025. Elle a été placée en redressement judiciaire en novembre dernier.
Plus qu’un sauvetage, une implantation française
Si l’opération ressemble à une reprise classique, les intérêts du repreneur racontent une autre histoire. Invelon achète surtout un accès au marché français, avec une équipe déjà en place, des compétences identifiées et une activité professionnelle. Depuis 2016, le groupe espagnol est déjà implanté aux États-Unis, au Mexique, en Italie et au Portugal. Même s’il compte une quinzaine de clients français, il lui manquait une implantation dans l’Hexagone.
Le choix d’Artefacto n’est donc pas anodin. Les deux entreprises évoluent dans des univers proches. Invelon travaille sur les technologies de l’industrie 4.0 : réalité virtuelle, augmentée et mixte, im…