PORTRAIT. Yves-Éric Moënner, tisseur de liens

L’ingénieur rennais de 52 ans dirige l’éditeur de logiciels Pointcarré, un leader mondial spécialisé dans la conception assistée par ordinateur (CAO) pour l’industrie textile. Passé par Alcatel et le CJD, dont il a présidé l’antenne bretonne, Yves-Éric Moënner multiplie les engagements auprès des entrepreneurs. Un parcours cousu de curiosité, d’ailleurs et d’appétence technique, influencé par une culture japonaise dont les vertus professionnelles ne lui sont en rien étrangères.

Yves-Éric Moënner ©7Jours/Hugo Coëff

Marmot, il rêvait d’être astronaute, archéologue, pilote d’avion… Pas « ou », mais « et ! » Une entreprise leader mondial de niche, une présidence régionale du CJD, un banc de parrain à Réseau Entreprendre Bretagne ou encore 60 000 rebonds. Le planning d’une seule semaine ? À peu près tout à la fois. Comment fait-il ? Il ne s’est jamais posé la question.

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Il tombe à douze ans dans la culture japonaise comme bon nombre d’enfants issus de la génération Dorothée. Mais cela va au-delà de l’émission télé « Récré A2 ». Ses parents, tout juste sortis de la Jeune Chambre Économique (où l’on ne reste pas après quarante ans) fondent en 1988 l’association Bretagne-Japon. Il sera très influencé par le contact des Japonais qui passent à la maison : « Ils ont la discrétion, le respect et l’efficacité comme valeurs professionnelles. Ils ne dérogent jamais à cela. »

Jeune ingénieur en informatique et génie industriel diplômé de Centrale Lille, il fait ses premiers stages dans des usines nippones autour de Rennes (Sanden, Mit…

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