DOSSIER. Les algues françaises cherchent encore leur écosystème

La culture et la transformation des algues marines sont une pratique multimillénaire. Ici comme ailleurs. Pourtant, en France, la filière a beaucoup de mal à s’organiser pour trouver le bon modèle de développement. Les initiatives individuelles et les pistes d’exploitation se déclinent en une multitude de projets. Un éclatement qui ne favorise pas la robustesse de la filière. Prometteuse mais pas (encore ?) assez…

©KawaiiS/Shutterstock

Alimentation, cosmétique, agriculture… Les algues contiennent une foultitude d’éléments qui en font de véritables pépites. Grâce à elles, on peut créer des substituts d’œuf, de la peinture, des compléments alimentaires, des engrais, des biocarburants, du papier, des bioplastiques… Plus généralement, l’exploitation des algues représente une promesse très sérieuse pour de nombreux secteurs économiques et, pour la planète, avec la production de matériaux biosourcés. Pourtant, la filière a encore du mal trouver son rythme de croissance. Surtout en France…

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Avec un volume annuel variant entre 60 000 et 70 000 tonnes, la France produit presque exclusivement des algues sauvages ramassées (99 % de la production), par opposition aux pays d’Asie du Sud-est où la biomasse algale provient essentiellement de la culture de macro-algues. La France ne se contente pas de cette récolte abondante sur son littoral et importe également des macro-algues depuis l’étranger : environ 30 000 tonnes proviennent du Chili, d’Indonésie ou encore de Norvège. À l’échelle nationale, la valeur globale de la filière (récolte et transformation) est estimée à 424 millions d’euros (95 % en Bretagne avec plus de 80 acteurs) et…

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