Couverture du journal du 19/02/2021 Consulter le journal

Macadam Basket, « 2020, le digital nous a beaucoup aidés »

Fondé en 2008 par Damien Moreau et Damien Fillâtre, le magasin rennais Macadam Basket dédié aux basketteurs et sneakers Addicts a bien résisté à l’année 2020 malgré les confinements et l’arrêt du sport amateur. Les ventes en ligne se sont envolées, ne remplaçant toutefois pas ce qui fait la spécificité de ce magasin indépendant dirigé par des basketteurs passionnés, le conseil.

Macadam Basket

Macadam Basket ©7J - KB

Depuis plus d’une dizaine d’années Macadam Basket est devenu une référence pour les basketteurs et les sneakers addicts. Fort de ce succès, le duo à la tête de la petite entreprise a ouvert une nouvelle boutique en novembre 2019 dans le centre commercial la Rigourdière à Cesson-Sévigné. Si 2020 a été complexe comme pour tous les commerçants, Damien Fillâtre estime que les pertes restent limitées, notamment grâce à leur présence en ligne. « Le digital nous a beaucoup aidés. Longtemps on a eu un ratio de 80 % de ventes en boutique et 20 % sur le digital. Aujourd’hui on est plutôt à 65/35. Il y a évidemment une baisse en magasin due à la crise sanitaire, mais la tendance à la hausse du digital devrait se confirmer. »

Longtemps on a eu un ratio de 80 % de ventes en boutique et 20 % sur le digital, aujourd’hui on est plutôt à 65/35.

Le digital, les réseaux sociaux et les marques

Une orientation digitale qui se concrétisera par le lancement d’un nouveau site web en février « plus fluide, au service de l’expérience client ». Si le ecommerce est incontournable, la présence sur le réseau social Instagram l’est au même titre. Pour la visibilité auprès des clients d’abord, particulièrement pendant le confinement « Qui dit confiné, dit collé au portable. Les jeunes sont sur Instagram et voient des artistes, sportifs avec des baskets tendance. Ça les influence ». Mais, et on le sait moins, pour la visibilité auprès des marques partenaires. Si chez Macadam Basket on trouve des sneakers difficilement dénichables dans d’autres boutiques, c’est grâce à leur partenariat avec Nike noué il y a douze ans « parce qu’on était au bon endroit au bon moment ». Un partenariat exigeant car « les marques comme Nike sont vigilantes à leur image. Elles veulent des revendeurs possédant une réelle expertise d’une part, mais aussi des créatifs sachant véhiculer une belle image sur les réseaux ».

Damien Fillâtre, un des deux fondateurs de Macadam Basket

Damien Fillâtre, un des deux fondateurs de Macadam Basket ©7J – KB

Macadam Basket est suivie par 21 000 personnes sur Instagram et propose une émission en ligne présentant les nouveaux modèles « Le storytelling est important. On raconte un peu l’histoire de la chaussure. Par exemple, si un modèle Jordan présente telles couleurs, c’est en référence à une performance bien particulière. »

Mais ne nous y trompons pas, si l’enseigne connait aujourd’hui une telle réputation, c’est avant tout par l’expertise technique qu’apporte les fondateurs à leurs clients. Basketteurs passionnés ils placent l’exigence du confort avant tout « un basketteur doit jouer sans sentir les chaussures qu’il a au pied et si un jeune de douze ans vient nous voir avec un modèle en tête qui au final ne lui va pas, on l’orientera vers un autre plus adapté à sa morphologie même s’il est beaucoup moins cher ! Nous ne sommes pas une chaine donc nous n’avons pas la pression de la rentabilité en fin de journée. Nous misons sur une relation durable avec les clients, avec des conseils, du temps pris pour parler sport. C’est ce qui fait que les gens aiment revenir. » Une vraie complémentarité avec le site web qui permet aux visiteurs de choisir leur modèle en ligne pour venir l’essayer ensuite en boutique.

=> Chez Macadam Basket, l’équipement sportif représente 70 % du chiffre d’affaires et les sneakers 30 %. L’enseigne réalise un CA de 1 million d’euros en 2019.

Les baskets comme accessoires de mode, les articles NBA sont très présents chez Macadam Basket, mais pour Damien Filllâtre le positionnement de l’enseigne est clair « Notre cœur de métier reste l’équipement du basketteur ». En France, le basket est le deuxième sport en termes de licenciés chez les hommes et le premier chez les femmes.

We have a dream

Siaujourd’hui, la volonté est plutôt de consolider les boutiques dans un contexte incertain, le duo a un rêve de coeur : créer un complexe dédié aux amoureux du basket. « Notre rêve serait de créer un lieu avec des terrains de basket, une boutique, des retransmissions de matchs, de la restauration, une zone dédiée à l’histoire du basket, un lieu de préparation physique… Quelque chose de nouveau où les personnes vivraient une véritable expérience autour de ce sport que nous aimons tant. »