Couverture du journal du 12/04/2024 Le nouveau magazine

« Diversité et innovation », maîtres-mots de la fondation 

Après l’annonce du nouveau plan stratégique pour les prochaines années et le changement de directeur, Rennes school of business a lancé sa fondation. Tournée vers la jeunesse, elle prône un libre accès à l’enseignement supérieur pour tous les élèves, sans distinction. Hassan Triqui, à la tête de l’entreprise spécialiste de la cybersecurité Secure-IC (basée à Rennes), en est le président. Entretien.

©Fred Pieau

©Fred Pieau

Quels sont les fondements de cette fondation ?

Hassan Triqui. Avant tout, ce n’est pas une fondation de plus. Elle est dédiée à la jeunesse, pour tous les élèves, dès le collège, notamment ceux issus de milieux modestes. Il y a trois axes de développement : la jeunesse, l’entrepreneuriat à impact et le financement de la recherche.

Je souhaite que cette fondation permette d’expérimenter et d’innover. Un outil pour aider la communauté étudiante, donner envie de faire des études supérieures et lutter contre l’autocensure, notamment de ceux issus des milieux les plus modestes.

Qui en fait partie ?

HT. La gouvernance est composée en partie par des alumni, des anciens de RSB dont je fais partie (diplômé d’un exécutive MBA, ndlr). Il y a aussi des partenaires, notamment Samsic, BPGO… et nous sommes en train d’en solliciter d’autres.

Quelles sont vos actions ?

HT. Les idées ont germé il y a déjà quelques mois, et nous avons déjà des actions lancées, d’attribution de bourses d’études par exemple, mais aussi des Summer camp. Nous voulons faire perdurer cela et réfléchissons à comment innover. Par exemple, en allant recenser un maximum d’établissements scolaires concernés, en commençant par le territoire proche.

Il y a tout un chantier concernant la structuration, il faut mettre en place les fondations de cette fondation, c’est essentiel et cela fait partie de mes priorités. Il faut aussi travailler le volet actions et levée de fonds, nous allons pour cela opter pour une stratégie partenariale. Ce que l’on demande, au-delà de l’argent des donateurs, c’est de donner du temps.

Pourquoi avoir décidé de prendre la présidence de cette fondation ?

HT. La cause m’a touché. Cela fait partie de mes sensibilités, peut-être aussi par mon histoire personnelle : j’ai grandi au Maroc et suis arrivé à Rennes pour mes études supérieures, devenant ingénieur électronique. Étant moi-même alumni RSB, c’est aussi pour cela que l’on est venu me chercher je pense.

Secure-IC

Acteur de la cybersécurité embarquée créé en 2010, « notre mission est de sécuriser les systèmes embarqués. Nous avons déjà plus de 250 brevets ». Secure IC, ce sont 150 personnes sur neuf sites au niveau mondial : Rennes (siège), Paris, Singapour, Tokyo, Silicon Valley, Belgique, Shanghai et Taipei et récemment un petit centre de R&D au Maroc (2022). 90 % du chiffre d’affaires se fait à l’export.