Couverture du journal du 10/09/2021 Consulter le journal

[ Restauration du Patrimoine & Art ] La métallerie ferronnerie Crézé se développe

Tradition et modernité font bon ménage à la métallerie Crézé qui affiche un carnet de commandes plus chargé que jamais. L’entreprise jaquolandine au savoir-faire pointu dans le façonnage du métal.

métallerie Crézé

Gaël Hardy, dirigeant de la métallerie Crézé ©FFB

« Depuis 2019, le carnet de commandes a doublé, il a même quadruplé en 5 ans, et nous devons rattraper les retards subis du fait de la crise sanitaire ». Gaël Hardy, dirigeant depuis fin 2015, doit faire face à une forte demande dans les marchés qui font la renommée de l’entreprise : restaurer le patrimoine bâti et les monuments historiques.

Ce savoir-faire artisanal reconnu par le label Entreprise du patrimoine Vivant, a été présenté dans l’émission Des Racines & Des Ailes mi-février, pour la restauration de la coupole du phare de l’île Vierge et la création d‘une grille en fer forgé pour la salle du trésor de la Cathédrale de Rennes. « Nous fabriquons dans nos ateliers des ouvrages de métallerie complexes, on peut dire qu’on fait de la haute couture, car bien souvent nous concevons et créons des pièces s’intégrant parfaitement à l’existant tout en leur apportant la modernité par l’esthétique ou par les fonctionnalités ».

Nous collaborons avec des verriers, des fondeurs, des doreurs, des vitraillistes…

La dynamique impulsée par des chantiers prestigieux en cours tels que l’Hôtel de la Marine à Paris, la Manufacture de Sèvres ou l’Ecole des Beaux-Arts de St-Nazaire, se conjugue avec une volonté du dirigeant de s’ouvrir vers le monde artistique : la métallerie Crézé, en tant que membre de l’association Libre Art Bitre, travaille aussi avec des designers, des artisans d’art, pour créer des objets d’art innovants. « Cette collaboration nous fait découvrir d’autres métiers et techniques et nous apporte une vraie ouverture dans la conception ».

Gaël Hardy souhaite aussi attirer de nouveaux talents grâce à ce savoir-faire traditionnel ouvert à la modernité. « Pour se former au métier de serrurier-ferronnier, il faut être avant tout manuel, curieux et patient. Apprendre à fabriquer des gardes corps, des rampes, des portes, des verrières ou des marquises, travailler le fer à chaud, vieillir les fers ou l’acier, ces techniques prennent du temps, on cherche donc des personnes prêtes à s’investir sur le long terme ».