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Urban Trail : « Une découverte sportive du patrimoine »

Dimanche 14 avril, ils seront près de 12 000 coureurs à s’élancer depuis le mail François-Mitterand à Rennes, pour la sixième édition de l’Urban Trail, chapeauté par le groupe Jeulin. Avec de nombreux nouveaux lieux cette année, dont la prison Jacques Cartier et le Théâtre national de Bretagne, où était organisée la conférence de presse, un mois pile avant le lancement.

David Hervelin, Anne Roux, Daniel Jeulin, Céline Jeulin et David Marchand ©S.Se7Jours

« L’idée, c’est d’allier la découverte du patrimoine rennais, le sport, et la recherche pour les maladies du cerveau », évoque Anne Roux, présidente de l’association Urban Trail. Un mélange atypique, pour un trail qui l’est tout autant. Car ce que propose la sixième édition de cet Urban Trail bien connu des Rennais, « et bien au-delà », ce n’est pas une course classique sur des passages bitumés, mais une découverte de plus d’une cinquantaine de lieux emblématiques de la ville. Preuve du succès de l’évènement, l’année dernière, 10 023 coureurs étaient inscrits. Cette année, ils seront près de 12 000.

Prison Jacques Cartier, grande nouveauté

La course repose sur trois parcours. Les circuits proposés (7, 14 et 24 km), traversent de multiples lieux – connus ou pas – des concurrents, des lieux qui vont des stations de métro (Saint-Anne, Gares et Saint-Germain réouverte pour l’occasion), aux bâtiments historiques comme la piscine Saint-Georges (attention aux glissades), l’Hôtel-Dieu, la Mabilay, le parc du Thabor…

Autres lieux cette année, en grandes premières, la Maison des compagnons du devoir (qui déménageront l’année prochaine), le Théâtre national de Bretagne, la salle de la Cité, l’Institut agro Rennes-Angers, le Square de Villeneuve, l’Hôtel Bon Pasteur, les jardins d’Arcadie, la Maison Saint-Cyr, le restaurant Territorio, la Halle Martenot, le Couvent des Jacobins et… la prison Jacques Cartier, grande nouveauté, « un peu comme les journées du patrimoine, mais en plus sportif ».

3 150 marches à grimper

Nombre de sportifs sont là pour évaluer leur niveau, et « nous leur conseillons de partir plutôt dans les premiers », précise David Hervelin, de l’association Urban Trail. Car la course présente aussi une autre particularité : la présence de nombreuses marches et escaliers tout au long des trois circuits : 900 marches pour le 7 km, 1 350 pour le 14 km et 3 150 pour le 24 km. Et la distance ne se joue pas forcément sur la montée : « On se rend compte que la différence se fait vraiment sur la descente ; pour certains, impressionnante, avec trois à quatre marches sautées d’un coup ».

©B.Alsim

©B.Alsim

D’autres coureurs, au contraire, « sont là pour découvrir les lieux emblématiques de la ville ou profiter des nombreuses animations proposées dans chaque lieu, évoque Baptiste Marchand, chargé de projet pour Urban Trail. Nous passons tous à côté de nombreux lieux emblématiques tous les jours sans n’avoir jamais mis les pieds à l’intérieur, voire sans connaître leur histoire. » L’occasion de faire une pause pour prendre des photos ou échanger avec les autres coureurs.

En parallèle de la course, le Challenge entreprises groupe Legendre réunit de nombreuses entreprises du territoire, avec 420 équipes inscrites. Le concept ? « Composer une équipe de trois coureurs, un par épreuve, avec un classement commun à l’issue des courses. »

Lutte contre les maladies du cerveau

« Depuis la première édition, nous avons inscrit l’évènement dans une démarche sociétale, au profit des neurosciences », ajoute Anne Roux, présidente de l’association Urban Trail. Pour chaque inscription, l’association reverse ainsi 2 euros (inscription individuelle) et 15 euros (par équipe entreprise) au profit de la recherche sur les maladies du cerveau, et de l’emploi de jeunes médecins et scientifiques. « Quand nous avons lancé la première édition, 7 000 euros avaient été récoltés ; l’année dernière, c’étaient plus de 23 000 euros. » Pour cette nouvelle édition, plus de 25 000 euros sont espérés, pour « faire de la Bretagne un territoire d’excellence sur les neurosciences et cela passe par la recherche », terminait ainsi Jean-Baptiste Gouin, de Bretagne Atlantique Ambition, accompagné de Gabriel Robert, nouveau président de l’Institut des Neurosciences Cliniques de Rennes (INCR).

©Urban Trail

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