Couverture du journal du 17/09/2021 Consulter le journal

Cap Malo : « Musikam c’est the Voice sans la pub »

Chanter dans la bonne humeur et un verre à la main : depuis un mois, le plus grand karaoké de France a ouvert ses portes aux chanteuses et chanteurs d’un soir. Spectacle assuré !

Fabien Camedda karaoké

Fabien Camedda dans l’une des salles de karaoké. © GP- 7 jours

« Lorsque j’ai dit à ma femme et mon fils que je voulais lancer un karaoké, ils m’ont regardé avec des yeux ronds », s’amuse Fabien Camedda, ancien dirigeant dans le secteur des travaux publics et désormais gérant, avec son épouse Anouk, de Musikam. Pourtant, un mois après son ouverture, le lieu a déjà trouvé son public. Et les résultats sont conformes aux attentes.

Avec ses près de 1 000 m2 comprenant 12 salles de karaoké, un espace-bar et un espace concert, Musikam s’est hissé au rang de plus grand karaoké de France. La promesse : « un verre, un concert », et la possibilité de faire chauffer ses cordes vocales sur une très vaste gamme de chansons. Lors des soirées « jam », les plus musiciens peuvent même monter sur scène pour se joindre aux artistes.

Si le projet est en germe depuis octobre 2018, les confinements successifs et la situation sanitaire ont retardé les travaux. « Nous n’avons touché aucune aide : ni chômage partiel ni fonds de solidarité », regrette Fabien Camedda, qui souligne le soutien des banques dans l’éclosion de Musikam.

musikam

Le vendredi, c’est « karaoké party ». ©GP- 7 jours

Des gens qui ne se connaissent pas s’écoutent et s’applaudissent

La voix comme instrument

Dès l’entrée, un grand espace-bar et concert donne le la. C’est ici que se tiennent les concerts, les soirées « jam » et chaque vendredi, les « karaoké parties » devant un parterre de clients attablés. Pendant ces soirées, c’est Hugo Camedda, le fils, qui fait passer le micro et assure le mixage. De Johnny à Depeche Mode, en passant par France Gall, il y en a pour tous les goûts.

Les moins timides n’ont qu’à demander à Hugo pour venir chanter sur scène, encouragés en cela par les employés de Musikam, tous chanteurs. « On n’est pas tous guitaristes, mais on est tous chanteurs », souligne Fabien Camedda, qui se réjouit de « l’énergie incroyable et de la bienveillance » des clients du lieu. Même si les notes ne sonnent pas toujours juste, des gens qui ne se connaissent pas s’écoutent et s’applaudissent. « C’est The Voice sans la pub », sourit le gérant.

12 salles privatives

Lizard, Polaris, Roazhon, Cosmic, Olympia, Arena… Les 12 salles de karaoké de Musikam sont autant d’invitations à venir découvrir chacun de leur univers singulier. D’une capacité de 6 chanteurs pour les plus petites à 50 pour la plus grande, ces salles, parfaitement insonorisées, offrent tout le confort et l’équipement indispensables pour passer une bonne soirée karaoké. Les
chanteurs sélectionnent simplement grâce à une tablette tactile leurs titres préférés, sur une appli qui en compte plus de 40 000.

Chaque salle est équipée de 2 écrans (un pour le chanteur, un pour l’audience) et les clients peuvent régler eux-mêmes différents jeux de lumière. « Les chanteurs les plus avancés peuvent même jouer avec les balances et la réverb », précise le gérant. Et parce que la soirée ne serait pas parfaite sans un bon verre, les tablettes permettent de passer commande sans sortir de la salle.

Intergénérationnel, universel, multiculturel

C’est l’une des caractéristiques de Musikam : la grande diversité du public. Une salle réservée pour un départ en retraite côtoie une salle occupée par des enfants de 10 ans pour un anniversaire… « Lors des karaoké parties, il y a beaucoup de respect entre les générations et c’est vraiment ce qu’on voulait, » explique Anouk Camedda. « Des personnes plus âgées écoutent des jeunes chanter du rap, les plus jeunes écoutent à leur tour des chansons qui ne sont pas de leur génération… »

Avant tout convivial, le lieu accueille aussi bien des enterrements de vie de jeunes filles et garçons que des sorties d’entreprise, ainsi que des soirées en famille ou entre amis. Mais l’ambiance reste résolument bon enfant : « On est là pour donner du bonheur aux gens », assure Fabien Camedda.

Premiers retours

Stéphanie est une habituée des lieux. Arrivée il y a 3 mois à Melesse de région parisienne, elle a été intriguée par l’enseigne alors que les travaux n’étaient pas encore terminés. Depuis l’ouverture, elle vient chaque vendredi avec ses amis. « Le cadre familial est très sympa et ils ont du super matériel », témoigne cette musicienne, qui participe aussi aux sessions jam en montant sur scène. « Il y en a pour tous les goûts et tous les publics ».

Amélie aussi a emménagé récemment à Rennes. En découvrant pour la première fois le lieu avec ses amis, elle se dit « impressionnée par la technique », notamment par les doubles écrans. Amatrice de chant, elle vient voir Hugo le DJ avant de monter sur scène et d’entonner « Grace Kelly » de Mika…